samedi, septembre 15, 2007

Bons spots pour L5

Rapidement, lorsqu'il s'agit d'enchainer des séances L5 de différentes durées, se pose la question du terrain. Où et comment réaliser ses répétitions. Sur le plat ou en côte, avec récupération active ou passive? En 2006, je réalisais ses séances sur mes parcours habituels (très généralement des montées ou des cols). Cela avait 2 inconvénients: les efforts étaient parfois interrompus (comment insérer 5*5 mn sur une montée de 20mn suivi d'une descente puis une autre montée de 25mn?) et la récupération était plutôt très (trop?) active car parfois elle survenait en milieu d'ascension. Cette année, changement de stratégie en appliquant le concept de l'intervalle training à la lettre: des durées d'effort respectées à la dizaine de seconde près, et surtout une vraie récupération.
J'ai donc commencé à chercher sur Google Maps des bouts de montées qui me permettent de réaliser ces 2 contraintes. Idéalement un début de montée avec un ou plusieurs chemins qui bifurquent et me permettent de revenir au point de départ assez rapidement (ceci afin de ne pas à avoir faire demi-tour). Quand en plus on en trouve un où le revêtement est bon, sans replats et stops, et où la circulation automobile n'est pas trop dense (génial, les particules que l'on respire à une intensité proche de VO2Max), pour du L5, c'est un bon spot! Cet article est donc un peu pour les recenser (si certains lecteurs Grenoblois ont les leurs, ils peuvent partager).

Parcours pour séance L5 à intensité proche de 5.0W/kg:
5*5mn:Début de la montée du Col du Coq5*5mn:Montée dans Montbonnot
Parcours pour séance L5 à intensité proche de 5.3W/kg:

10*2'30": Début de la montée du Col de Porte (éviter le soir, idéalement le matin)8*3': Même endroit que le précédant mais en partant de plus bas
L'idéal serait évidemment de trouver un enchainement de montées de durées identiques pour rompre la monotonie des séances L5. Pas facile... Et puis, ce type de séance est fait pour souffrir non ;-) ? Cette semaine, 2 séances à L5 qui rapportent 250 points TSS (118+132):
5*5'@113%FTP10*2'30"@120%FTP

dimanche, septembre 09, 2007

4h30 en montagne

Objectif 275W (IF=0.9) pour chacune des 4 montées de la sortie de 4h30 programmée ce samedi. Bonnes sensations dans l'ensemble, l'organisme se satisfait de la température ambiante aux alentours de 15°C. La fréquence cardiaque commence à dériver au delà de 30 minutes d'effort dans la 3ème montée (Chamrousse) alors que toutes les montées se font à un train régulier entre 270 et 275 watts:
Amélioration de 10mn du temps 2006 dans Chamrousse

J'avais envie aussi de vérifier un point sur la cadence de pédalage. En ce moment, mes jambes ont de la force, et j'arrive à rouler à des fréquences de pédalage plus basses (70-75 tr/mn) sans difficulté et avec une plus grande aisance du point de vue de la respiration (moins essoufflé). Ces cadences sont proches de la cadence optimale d'un point de vue rendement énergétique. Mais qu'en est t'il sur une sortie de plusieurs heures, est ce que la fatigue musculaire ne vient t'elle pas plus vite?

Sur le graphe suivant, on relève des couples 10% plus élevé que d'ordinaire 34N.m au lieu de 30N.m. En fin de sortie, je n'ai pas l'impression d'avoir baissé en terme de régime et les jambes sont encore correctes... Bref, c'est assez difficile de dire qu'elle est la meilleure cadence de pédalage. Il semble qu'en début de saison, il est plus facile et recommandé de rouler en vélocité, mais qu'au fur et à mesure que la saison avance, il est possible d'utiliser des braquets plus importants pour gagner en puissance.
Lors de l'une de mes meilleures sorties de l'année sur un parcours un peu similaire, en comparaison, mes fréquences de pédalage étaient plus élevées.

samedi, septembre 08, 2007

Tests: progression après 3 mois d'attente

Tous les indicateurs sont au vert: PMA à 375W (+10W depuis mars 2007), CP20 à 328W (+8W depuis mai 2007) et samedi dernier CP50 à 309W (+14W depuis juillet 2007). Je peux enfin déplacer le curseur FTP de 298W (mai 2007) à 305W. Les deux mois d'entrainement de l'été (rappel: L5/L4 en juillet, L4/L5 en aout) ont été bénéfiques en terme de performance brute mais plus encore importante d'un point de vue psychologique. En effet, il est motivant de savoir qu'il est possible de progresser même après avoir atteint un plateau. Rien de plus frustrant de s'imaginer que l'on a atteint sa limite en regard du volume d'entrainement que l'on peut s'accorder.

Toutefois, en y regardant de près, la FTP n'a pu progresser que par une progression de la PMA, et en analysant les résultats des tests depuis 2 ans, il semble que le rapport FTP/PMA plafonne à une limite de l'ordre de 82%. Chacun est barré par son potentiel génétique en terme de VO2Max, et donc la PMA ne pourra pas croitre indéfiniment. Il est reconnu qu'un gain de 20% est accessible par l'entrainement (soit 60 à 70 watts en ce qui me concerne). Mais à combien étais je lors de ma reprise du vélo en 2002?

En attendant d'avoir la réponse à cette question, les zones d'entrainement sont donc remises à jour:
En septembre, je vais tester un programme condensé, avec:
Semaine 1: Force+L7
Semaine 2: L5 (4*5mn@350W + 8*3mn@365W)
Semaine 3: L4 (2-3 séances à 305-320w)
Semaine 4: L6
Le week end, course (2 prévues encore) ou sortie montagne en essayant de tenir un rythme à 90% FTP=275W. Est ce que cela sera la dernière progression de l'année? Réponse début octobre.

samedi, septembre 01, 2007

309 watts vers le Fort du St-Eynard

Grand sourire ce samedi après la montée chronométrée vers le Fort du St-Eynard avec une performance qui pourrait révéler après plusieurs semaines d'attente, la reprise d'une progression de la puissance au seuil FTP. L'entrainement sait réserver des surprises: les bonnes succèdent aux mauvaises, et finalement il faut aussi se méfier de ses sensations. Deux semaines que les jambes rechignent à l'effort, que le coeur bat plus haut que d'habitude, et ce samedi matin, comme un sentiment d'oppression au niveau de la respiration. Quelques heures plus tard, la ligne franchie et c'est l'impression d'avoir réalisé un effort de près de 50 minutes parfait: un départ maitrisé (malgré une rampe à 15-20%), une accélération progressive avec un braquet privilégiant la force à la vélocité, un soin particulier à la gestuelle (tronc bien droit, pas de déhanchement au niveau du buste et des épaules), des relances ponctuelles en danseuse pour décontracter les reins.

En regardant de près l'évolution de la puissance, on voit qu'elle se maintient tout au long de la montée entre 100 et 105% FTP (2 traits pointillés jaunes) excepté sur les premières et dernières minutes. Le couple moyen est de 38 N.m alors que la fréquence de pédalage oscille entre 65 et 85 tr/mn. La fréquence cardiaque, quand à elle, est très élevée (il est illusoire de ce baser sur cet indicateur en ce moment pour moi) avec une moyenne à 93% FcMax et un pic à 97% FcMax. C'est 4% FcMax ou 8 pulsations en plus que mes données habituelles...
Les watts, c'est bien. Les encouragements, c'est mieux!

J'ai beaucoup appris aujourd'hui: pour réaliser une performance, il faut des jambes fraiches. Vraiment fraiches. Avant cette montée, je pensais subir les premiers effets d'un désentrainement (1 course et 2 séances en 12 jours). Non seulement il n'en était rien, mais au contraire l'organisme a vraiment sur-compensé, éliminant complètement la fatigue accumulée dans les jambes au cours des séances L4 du mois d'août. A ce sujet, il semble que le travail en L4 pour autant bénéfique qu'il soit, fatigue plus les muscles que les autres types de séances et qu'il nécessite plus de récupération. Elément clé s'il en est, on comprend mieux l'importance de celle ci et malheureusement l'intérêt coupable que peut avoir à haut niveau, l'utilisation de moyens pharmaceutiques interdits afin de l'améliorer. Mon TSB hier était de 25 avec une séance de déblocage à J-2. Jusqu'à présent, ma période d'affutage s'étalait sur 7 jours, il serait peut être intéressant de l'allonger sur 10 voire 14 jours.

Evolution du temps sur cette montée depuis 2004 (malade ou très fatigué en 2004 et 2005)

Et maintenant? (AP,NP)=(309,311) watts sur 51mn. Il est peut être un peu excessif de tabler sur une FTP à 310 watts. Mais une valeur comprise entre 300 et 305 watts parait tout sauf improbable. Cette semaine, on peut raisonnablement tenter un CP20 à 325 watts pour confirmation. En tout cas, la progression d'une année sur l'autre est palpable. En 2006, je pouvais tenir 310 watts sur 20 minutes pas une seconde de plus. En 2007, sur 50 minutes, soit 2.5 fois plus longtemps.


samedi, août 25, 2007

6ème course de la saison

Les premiers instants

Moyennement placé au départ (après un échauffement de 30-40mn avec 5mn@300W et un sprint de 10s), je remonte progressivement dans le premier tiers du peloton lors 3-4 kilomètres neutralisés en début de course. Comme attendu, jusqu'au pied du col, en faux plat montant, l'allure est ensuite très vive, mais malgré une fréquence cardiaque élevée, la respiration n'est pas encore à la limite. Dans le premier col, j'aborde immédiatement le rythme fixé (90% FTP) en prenant soin de garder une fréquence de pédalage assez élevée, la pente le permettant.

Les 2 premiers cols
Au sommet du col de Cavalli (photo ci dessous), je suis dans un groupe d'une vingtaine d'unités qui aborde ensuite les 3-4 raidards (plus de 10%) dans un rythme retenu, connaissant les pièges de ces pentes traitresses qui se succèdent. Je perds un peu de temps à la sortie d'un virage en descente et pendant plusieurs dizaines de secondes, je suis obligé de rouler 2mn@L4/L5 pour recoller.
Au début du col de la Bataille, je suis en queue de ce groupe qui semble décidé à rouler ensemble. La sélection, comme l'on dit, se fait par l'arrière et comme l'avant roule à l'allure limite fixée, je me décide à m'accrocher et doubler ceux qui se font décrocher. Les pentes sont régulières et pas trop pentues (5-7%), et j'arrive à suivre sans trop prendre de risque dans les descentes. Soudain dans une remontée près du col de la Rama, ma jambe gauche m'arrache un cri car elle vient littéralement de se bloquer : crampe sur la face interne de la cuisse. Obligé de stopper: étirements, banane et 1/2 bidon avalés, mais je laisse le groupe s'éloigner au moment même où l'allure semblait à mon niveau et que le rythme baissait un peu.

La fin de course
Je repars dans un groupe dont les éléments avaient lâché dans le col de la Bataille mais les crampes frappent toujours 2 fois... En descente cette fois et nouvel arrêt. 20 ans de pratique et c'est la première fois que des crampes surviennent à vélo: est ce le début d'une déshydratation (ou le corps ne s'est pas réadapté au réchauffement rapide de 2 derniers jours), la conséquence d'un manque en magnésium/calcium/potassium ou bien ai je roulé trop en vélocité? Peut être, un peu tout cela à la fois. Mais lors de ma première course de la saison (en moyenne montagne également), j'avais ressenti les prémisses d'une crampe alors que ma fréquence de pédalage avait été assez élevée également. Le fait de pédaler ensuite plus en force lors du reste de la course m'a permis finalement d'étirer le muscle.

Se présente alors la longue remontée vers Léoncel, sous un soleil harassant après déjà 3 heures d'effort. Les objectifs initiaux s'envolent, la puissance développée passe de 270 à 200 watts (je désactive alors l'écran du PowerTap, les chiffres affichés narguent le moral). En outre, près du sommet, je tamponne par l'arrière, ne l'ayant pas vue, une concurrente sur son vélo qui fait le petit parcours. Confus et après m'être excusé, je repars mais tous ces arrêts m'ont un peu démotivé. A l'arrivée, une place de 61ème sur 408, ce qui est mieux par rapport à 2006 (79ème sur 291).

Analyse
Si l'on regarde les histogrammes de puissance (jaune), couple (gris), fréquence de pédalage (vert), on note que pour une puissance essentiellement passée aux alentours de 270W, le couple médian se situe entre 26 et 30N.m, ce qui est peu en dessous des courses passées et évidemment la fréquence de pédalage est au dessus des normes habituelles avec une valeur comprise entre 85 et 95 tr/mn.
A noter également une fréquence cardiaque plus élevée que la normale (à sensations identiques) lors de la course, mais également observée lors de l'échauffement et lors de la séance de déblocage de la veille. Sans trop de conclusions tranchées à ce sujet.

vendredi, août 24, 2007

Etude du parcours (J-1)

Le parcours de 142kms de la Vercors Drome 2007 présente les difficultés suivantes:
Col des Limouches par Combovin: 18kms entre 6 et 11%
Col de la Bataille par Léoncel: 7kms entre 5 et 9%
Cols de la Rama et du Pionnier: 6kms entre 4 et 6%
Col des Limouches par St-Jean en Royans: 24kms entre 3 et 6%

La première partie (~40mn) est un faux plat montant jusqu'au pied du col des Limouches. En 2006 (image de gauche), la fréquence cardiaque oscillait entre 85 et 95% de la FcMax. Le but était de rester dans les roues du premier tiers du peloton. J'ai compté environ une dizaine de relances (sorties de virage) et 2 efforts brefs de 1mn30 à 2mn où il faudra fournir un effort de type L5 (315-360 watts). Ensuite s'engage le premier col où il faudra adopter son rythme de croisière (L4 à 90% FTP). Premiers replats au milieu du col avant d'aborder plusieurs sévères rampes à plus de 10% pour les derniers kilomètres du col des Limouches. Ensuite, petite récupération avant Léoncel et le début du col de la Bataille. L'objectif est de démarrer les montées légèrement en dedans et finir les derniers hectomètres en légère accélération afin d'aborder les descentes avec un peu d'avance, en particulier celle du col de la Croix assez longue, et cruciale pour aborder avec un groupe la longue montée retour par le col des Limouches (24 kms assez peu pentus). Et garder encore un peu d'énergie pour rester et/ou attraper un groupe pour avaler à vive allure le faux plat descendant vers l'arrivée.

Au niveau de la récupération, le graphique suivant révèle que mon TSB (Training Stress Balance), en barres oranges sur le graphe ci-contre) repasse positif pour la première fois depuis début août (semaine de vacances post BRA). TSB=+15 prévu pour samedi après une semaine allégée (1 seule séance L4 à J-4, d'ailleurs écourtée à cause de mauvaises sensations), 3 jours de repos, et une séance de déblocage à J-1.

dimanche, août 19, 2007

Charge d'entrainement, TSS, CTL

Pour quantifier les charges d'entrainement, il y'a plus précis que de comptabiliser les kilomètres parcourus ou les heures effectuées. En effet, 1 heure au seuil dans un col de 15 kilomètres est plus éprouvant que de rouler 4 heures sur 80 kilomètres de plat à 20km/h. Il existe la notion de TRIMPS (inventée par E. Banister) basée sur la fréquence cardiaque Fc qui est proportionnelle au produit suivant:

durée * FcMoy * Facteur Intensité(Fc)

Il me semble que le logiciel de Polar (PPP) calcule une grandeur (effort) qui soit assez proche du TRIMPS. Par analogie, A. Coggan a conceptualisé le TSS (Training Stress Score) en se basant sur une puissance normalisée (notée NP, voir ce précédant post sur son calcul) :

durée * NP * Facteur Intensité(P)

Lorsque l'on utilise un capteur de puissance, cette grandeur peut donc être calculée à l'issue de chaque séance (le logiciel Cycling Peaks WKO+ le fait automatiquement) et des moyennes mobiles du TSS sur quelques jours (ATL=Acute Training Load), plusieurs semaines (CTL=Chronic Training Load), voire une année peuvent être tracées au cours du temps afin de voir l'évolution de la charge d'entrainement et ses répercussions sur ses performances et/ou son état de fatigue.

Typiquement, une séance en roulant une 1 heure à une puissance moyenne de 100% FTP donne un TSS de 100. En roulant tranquillement, à 50% de sa FTP, pendant 1 heure, typiquement une sortie de récupération, cela ne donne plus que 25 points de TSS. La formule exacte pour le TSS est la suivante:

TSS = 100*Durée(h)*IF^2 où IF, intensité d'effort, vaut NP/FTP.

Le Training Stress Score est donc une grandeur normalisée. Même si notre niveau augmente (par ex, si sa puissance FTP passe de 220 à 300 watts), une séance d'une 1h au seuil donnera toujours 100 points. Un débutant ou Lance Armstrong, s'ils réalisent le même type d'exercice, auront le même TSS si chacun le réalise à un même % de sa puissance seuil FTP. Cette notion de TSS permet donc de comparer des charges d'entrainement de cyclistes quelque soit leur niveau. D'après son inventeur, A. Coggan, et le retour des premiers utilisateurs, il semblent que la limite supérieure soit de l'ordre de 150 TSS/jour (voir ce fil de discussion intéressant à ce sujet).

Les années passés, j'ai parfois atteint CTL=90 TSS/jour. Cette année, la "CTL build phase" a été volontairement plus lente (et j'espère plus solide) de janvier à juin, afin d'atteindre un niveau moins élevé (actuellement entre 75 et 85 TSS/jour) mais pouvoir y rester plus longtemps (courbe bleue sur le graphe ci-contre). Cette semaine avec à nouveau 5 séances (L3/L4, L5, L4/L5, L4, L1), j'ai cumulé un total TSS de 690 points pour 11 heures de vélo. Pas plus de 200 points prévus cette semaine, car samedi prochain, 2ème course majeure de la saison et seulement 2 séances sont prévues à J-4 et J-1. Cela sera la première fois cette année, que je testerai une séance dite de "déblocage" la veille d'un objectif.

lundi, août 13, 2007

Fin de la 1ère semaine L4

Les séances au seuil se poursuivent avec vendredi, 55 minutes à L4 avec des bouts de 10-15 minutes durant lesquels je peux maintenir des intensités de 310-320 watts (IF=1.05). Samedi, sortie plus longue de 4h30 avec 4 cols afin de travailler cette fois ci dans la partie basse de la zone 4 (~90% FTP). Les records sont à la baisse ce qui est motivant:
La sortie de samedi peut être comparée avec celle de juillet 2006 sur le même parcours. Mon temps est de 15 minutes de moins mais si l'on compare les puissances (Average Power=190W et Normalized Power=242W en 2007, AP=180 et NP=230W en 2006), l'on constate que la progression est chiche avec 10 à 12 Watts. Bien sûr il y'a un peu de fatigue après 3 séances difficiles à L4, mais il semble toutefois que le gain cette année sur les moyennes distances par rapport à 2006 ne soit pas énorme. C'est malgré tout cohérent avec les gains sur un an enregistrés actuellement sur la PMA (+14W) et la puissance au seuil FTP (+9W). Cela veut dire que mon endurance n'a pas beaucoup progressé en 2007.

En fait, en traçant les puissances normalisées au cours du temps sur l'ensemble des sorties 2007 (en log en abscisse de T=5mn à T=10 heures), on s'aperçoit que la puissance normalisée peut être approchée par une régression linéaire avec la formule suivante: NP=CP5+a*ln(T/5). Les valeurs sont CP5=355 et a=-27.3. CP5 approche pas trop mal mes PMA estimées cette année. Quand à la constante a, on peut la rapprocher de l'index d'endurance E avec la formule de Thibault-Péronnet: P=PMA*(1+E/100*ln(T/Tpma)) où P est la puissance pouvant être maintenue sur la durée T et Tpma, le temps de soutien de la PMA. En prenant Tpma=5mn, on peut donc estimer mon index d'endurance à E=a*100/PMA~-7.6 ce qui est un index moyen (voir ici). Et surtout, c'est quasiment le même qu'en 2006. Mes seuls progrès sur toute la plage d'effort (de 5mn à 10 heures) cette année viendraient donc uniquement de mes 10-15 watts de gain sur la PMA.

5 séances d'entrainement cette semaine donc avec 2 à L5/L4, 1 à L4, 1 à L3/L4, 1 à L1. C'est une semaine d'entrainement avec un TSS (Training Stress Score) de 775, ce qui l'air de rien, est la plus grosse charge de travail de l'année (barres vertes sur le graphe ci-contre).

mercredi, août 08, 2007

3*20mn sur home trainer

Rien à faire. A chaque fois que je redescends de mon home trainer, la même pensée revient: bon travail. Ce n'est pas toujours avec plaisir que l'on monte dessus (pluie prévue toute la semaine ou presque), mais avec quelques décibels de musique dans les oreilles, un exercice calibré au watt près et un challenge à relever, cela devient presque amusant. Depuis hier, j'ai placé la barre assez haut au sens que je revisite toutes mes séances L4 du printemps en augmentant à chaque fois le volume. 5*13mn hier au lieu de 4*13mn, et cette fois ci, au lieu de mon classique 2*20mn sur home trainer, je tente un 3*20mn. En outre, cet hiver ces séances de 2*20mn étaient réalisées bien souvent à 90-95% FTP. Cette fois, je me fixe comme but de pédaler entre 290 et 295 watts, soit moins que ma FTP, afin de tenir compte de l'effet home trainer (il est plus difficile de tenir la même puissance sur home trainer que sur route, les raisons sont multiples et seulement moi, par ordre d'importance décroissant, l'effet d'inertie réduit sur home trainer, le refroidissement thermique du corps moindre à l'arrêt malgré un ventilateur, la motivation moindre à pédaler dedans que dehors). J'estime en ce qui me concerne à 10 watts la différence entre mes performances indoor et outdoor sur le vélo mais peut être est ce moins. En tout cas, je réussis sans trop de mal à effectuer 3*20mn (récupération active de 5 minutes entre chaque bloc de 20mn) à respectivement 296, 296 et 295 watts soit quasiment 99% de ma puissance FTP.

Pour déterminer sa puissance FTP, on peut se baser sur un test de 20 minutes à fond et prendre 93 à 95% de la puissance moyenne maintenue. Une autre façon de déterminer sa puissance FTP est de prendre la valeur moyenne sur 2*20mn. Il est satisfaisant de voir que les deux méthodes se recoupent.

Une autre pensée me vient à l'esprit. Pourquoi 3*20mn et pas 1*60mn? En fait, entrecouper une séance L4 en 2 ou 3 permet une récupération qui parait faible (quelques minutes) mais permet de limiter la dérive cardiaque. Mes fréquences cardiaques moyennes lors de ces répétitions ne dépassent pas les 87% FcMax. Le maximum atteint (dernier 20mn) est de 89%. Si j'avais réalisé 1*60mn, il y'a de fortes chances pour que je finisse au delà de 92-93% de la FcMax, ce qui est assez épuisant au bout du compte après plusieurs journées d'entrainement de ce type. C'est la raison pour laquelle cette année, je limite volontairement les montées de col d'une heure à fond. Je préfère réduire la longueur de ce type d'effort (maximum 30mn) et augmenter les répétitions.

mardi, août 07, 2007

Séance L4

Comme signalé dans un précédent post, c'est le début d'un bloc de 3 semaines décisif pour cette fin de saison. Après avoir travaillé ma PMA spécifiquement pour la 2ème fois de la saison, les séances visant à accroitre ma puissance seuil sur 60 minutes vont démarrer. C'est une période assez excitante à vrai dire, car généralement le travail se fait sur plusieurs montées où les "chronos" devraient s'améliorer les uns après les autres. En consultant mes archives, je me rends compte qu'il y'a encore pas mal de records qui datent de 2006... Direction le col de Vence sur une de mes montées préférées. Elle a l'avantage de ne pas être trop loin (le ciel est menaçant) et permet ainsi enchainer rapidement des efforts de 13-14 minutes. Jusqu'en 2004, je faisais jusqu'à 3 fois d'affilée cette montée (baptisée 1/2 col de Vence). En 2005, j'ai commencé à la réaliser parfois à 4 reprises. Aujourd'hui, un passage en plus avec 5 franchissements à respectivement 313, 309, 307, 310, et 315 watts de moyenne (IF compris entre 1.04 et 1.06):

Soit un total de plus de 65 minutes passés au seuil anaérobie (limite L4/L5). Les premières montées sont faites avec un braquet un peu plus important que d'habitude. J'essaie de travailler ma position sur le vélo, le buste droit et relaché, le bassin un peu avancé sur la selle, il semble que la ventilation se fasse mieux. Lors de la dernière montée, cadence de pédalage plus élevée et position plus allongée.

Cette séance a pour conséquence d'améliorer sensiblement ma meilleure puissance normalisée au delà de 1h10 minutes comme on le voit sur le graphe ci contre (en trait pointillé la séance du jour, en trait plein l'ensemble des sorties 2007 avant celle de ce jour). En voyant ce résultat, cela me donne envie de monter pour une fois Chamrousse à fond pour abaisser franchement mon temps actuel de 1h23. Ma puissance normalisée sur 1h13 est de 288 watts. Il apparait raisonnable de tabler sur 290W pendant 1h10 ce qui doit être mon temps actuel dans cette montée... A vérifier ces prochaines semaines si le temps permet d'intercaler cette tentative sinon cela sera pour 2008. Une estimation avec cet outil donne même un temps de 1h08mn avec 290W.